L’homme qui voulait être heureux
6 04 2010Pour une fois, c’est un livre que je voudrais vous présenter.
Je suis tombée dessus tout à fait par hasard.
Comme beaucoup d’entre nous, ce jour-là, j’étais bloquée à Lyon (grève des trains et problèmes informatiques) et je devais attendre deux heures avant de pouvoir rentrer chez moi.
Rien à lire, et surtout, envie de me détendre, car je venais d’animer un séminaire de deux jours sur la gestion du stress, qui m’avait un peu… stressée…
Malgrès la batterie d’outils que je leur avais présenté pour retrouver leur sérénité, une partie de mon public s’attendait tellement que je lui donne des formules toutes faites, qui pourraient, comme par magie, les libérer de leur stress. Que l’idée de devoir changer quelque chose dans leur façon de fonctionner au risque de rester dans les mêmes schémas, ne semblait pas les séduire.
De fil en aiguille, j’avais fini par aborder le thème des « croyances limitantes ». Un thème classique en gestion du stress, qui a pour objet de nous permettre de comprendre que notre perception des choses n’est pas la réalité, mais que c’est l’idée qu’on se fait de cette réalité qui nous limite. (Voir article sur ce thème)
Cette conversation avait fini par ouvrir des portes à mes interlocuteurs, qui ont enfin accepté l’idée de regarder les choses d’un point de vue différent.
Bref !
Me voilà chez un libraire et mon attention se dirige vers un livre dont le titre me touche : « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle, paru chez Pochet.
J’avais bien besoin d’un moment de lecture récréative et l’idée de me plonger dans un roman pendant ces quelques heures d’attente m’a séduite.

Pour tout vous dire, je n’ai pas pu quitter le livre avant de l’avoir fini, tellement ce que je lisais résonnait en moi et avec ce que je venais de vivre.
Toute l’histoire s’articule autour d’un personnage qui passe ses vacances à Bali et qui croise la route d’un vieux guérisseur de réputation internationale.
« Tout va bien », lui dit-il, « votre santé est parfaite. Mais le problème, c’est que vous n’êtes pas heureux !… ».
Le vieux sage accepte de l’accompagner pour qu’il retrouve sa joie de vivre. Il le guide sur le chemin de la découverte de lui-même, en lui permettant de prendre conscience des croyances limitantes qu’il a bien malgré lui adoptées et qui l’empêchent d’accéder au bonheur.
Si j’ai choisi d’écrire à propos de ce livre, c’est non seulement parce qu’il est bien écrit, mais surtout, parce que le personnage ressemble à un bon nombre des personnes que je rencontre dans mon métier.
La plupart du temps, tout semble aller pour le mieux. Y’a juste un hic ! Leur métier ne correspond pas à ce qu’ils rêvaient de faire. Ils ont souvent suivi la voie de la facilité pour des tas de bonnes raisons. Mais au fil du temps, ces choix ont fini par grignoter leur joie de vivre…
« De quoi te plains-tu ? » entendent-ils souvent dire, « Tu as tout ce dont tu as besoin ! », « Tu sais que sur cette planète, il y a des gens qui n’ont pas la moitié de ce que tu as. Tu devrais être capable de t’en contenter ! »
Mais voilà, les êtres humains n’ont pas seulement besoin d’une certaine aisance financière pour être heureux. Ils ont surtout besoin de faire quelque chose qui a du sens pour eux. Quelque chose qui les passionne et qui est en lien avec leurs valeurs et leurs aspirations les plus profondes.
Et pour le réaliser, il faut un sacré courage.
Et j’espère que ce livre vous en donnera…
©2010 Pascale Baumeister





« Pour tout vous dire, je n’ai pas pu quitter le livre avant de l’avoir fini, tellement ce que je lisais raisonnait en moi et avec ce que je venais de vivre. » C’est drôle ce sens de résonner
Ben oui ! c’est le principe même de la résonnance.
Savez-vous que lorsqu’on met deux diapasons côte à côte, il faut peu de temps pour qu’ils vibrent à l’unisson ?