Cela fait un bon moment que j'avais envie d'écrire un article sur ce thème.
Il est vrai que je m'y intéresse depuis des années, tout simplement, parce que j'en suis une…
Mais aussi parce que j'ai animé quelques conférences sur les femmes, monté un groupe de femmes, adhéré à un cercle de femmes, organisé des soirées autour du jeu de société « le jeu de la féminitude », coaché de nombreuses femmes dans leurs projets professionnels. Et qu'aujourd'hui, je fais partie d'un groupe que j'adore, les Cop's & Co.
Loin de moi l'idée de me présenter comme une spécialiste, mais à travers toutes mes expériences, j'ai fini par bien connaître le sujet.
Et si je voulais résumer ma pensée, je dirais qu'en règle générale, les femmes manquent sacrément de confiance en elles… Surtout par rapport aux hommes et lorsqu'elles sont confrontées à eux.
Il y a peu de temps, j'ai rencontré une jeune femme qui sortait tout droit de HEC. Elle travaillait depuis un an dans un grand groupe. Et elle m'a raconté que six mois après sont arrivée dans l'entreprise, un garçon de sa promo était entré à un poste identique au sien avec 500 € de salaire en plus… Elle était outrée.
Il faut dire qu'à travers notre histoire elles n'ont pas souvent été valorisées. C'est le moins qu'on puisse dire. Et cela, quel que soit le milieu dans lequel elles ont évolué.
Sans parler des nombreux endroits sur Terre où il subsiste encore de sérieuses discriminations envers les femmes.
Détrompez-vous, je ne suis pas en train de vous faire ma féministe. Je souhaite juste planter le décor.
Pour ma part, je ne suis pas une championne de l'estime de soi. Mais depuis que j'ai appris à me connaître en travaillant mon profil de marque, je me suis grandement améliorée et là où je me sentais souvent désarmée ou sur le fil du rasoir, j'ai appris à oser et à défendre tant mes projets que mes idées. Et ce n’est pas évident tous les jours, car le combat, c'est rarement notre truc à nous les filles.
On dit que le 21e siècle sera celui des valeurs, dites, féminines. Mais il y a encore un sacré chemin à parcourir.
Pour ceux qui ne le savent pas, je suis aussi prof dans une école de commerce et cette année, j'ai accompagné environ 300 élèves en dernière année (Bac + 5).
À chaque classe, j'ai posé la même question : « à quel salaire pensez-vous prétendre, votre master en poche ? » Un sujet toujours délicat, surtout en France…
Et j'ai été surprise de constater que les jeunes filles proposaient des chiffres qui correspondaient parfois à la moitié de ce qu'annonçaient les jeunes hommes (le plus souvent 30 % de moins). Et lorsque je leur ai demandé de justifier leurs points de vue, elles avaient toujours de bonnes raisons à présenter : crise, marché de l'emploi difficile, réalisme…
Mais la meilleure que j'ai entendu, et pas qu'une fois, c'est qu'elles étaient persuadées que si elles faisaient du bon travail, on reconnaitrait leur valeur et on augmenterait leur salaire !?!!!
Loin de moi l'idée de faire une généralité. Mais quand même. Avant cela, je ne me rendais pas compte à quel point les femmes étaient, en partie, responsables de la situation.
D'ailleurs, j'en profite pour faire le point. Tout le monde a entendu parler de ces chiffres, mais je pense que c'est une bonne idée de les rappeler :
…Selon l'INSEE, les femmes sont plus diplômées que les hommes, mais restent cependant moins présentes sur le marché du travail.
Leur taux de chômage reste plus élevé, elles travaillent plus souvent à temps partiel et gagnent 27 % de moins que les hommes. (On n'est pas loin des 30 % de mes élèves…)
…Il faut dire aussi qu'au sein du couple, les femmes passent 4 fois plus de temps à faire le ménage et deux fois plus de temps à s'occuper des enfants. Ces inégalités dans la sphère familiale ont des répercussions dans bien d'autres domaines où elles sont freinées, de la vie professionnelle aux loisirs, en passant par l'engagement politique ou associatif.

…En politique, justement, leurs représentations progressent, mais bien lentement. On ne compte encore que 18,5 % de femmes à l'Assemblée et 21,8 % au Sénat. (En Europe, on est les ders-des-ders !)
…Enfin, depuis le début du 20e siècle, sur 630 prix littéraires décernés seulement 15 % ont été attribués à des écrivains femmes. Mais il est vrai qu'elles sont aussi moins publiées…
Ces « différences » me paraissent toujours surprenantes au regard de notre société qui évolue tellement vite par ailleurs. Même s'il n'est pas facile de s'imposer dans ce monde tel qu'il s’est construit. Je me suis toujours demandé pourquoi nous en étions toujours là.
Il faut reconnaître que nous avons beaucoup progresser, car n'oublions pas que ce n'est qu'en avril 1944 que nous obtenons le droit de vote et que « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme » depuis seulement octobre 1946.
Ah ! ce n'est que depuis 1965 que nous pouvons ouvrir un compte bancaire sans l'accord de notre mari. (Pile l'année de ma naissance. C'est un signe, vous croyez ?)
Bref ! les femmes ont vraiment besoin de faire ressortir ce qu'elles ont de meilleur en elles, si, comme tout le monde le dit, le monde de demain doit être féminin ou …périr…
En fait, si ! C'était le petit quart d'heure féministe de Mrs Pascale Baumeister !
Heu ! Les valeurs féminines, c'est quoi au juste ?
©PascaleBaumeister
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